Acquis, privilèges et possibilités

par C. Befoune
6 commentaires
17 minutes

Ce matin le petit humain s’est réveillé à 5h 47. 

Il suce son pouce depuis quelques semaines, et parfois lorsqu’il le perd il pleurniche 4 secondes puis le remet dans sa bouche. La première fois il était environ 5h 30. Je me suis levée, j’ai regardé à travers sa moustiquaire. Ce n’était qu’un problème de « doigt perdu ».

À 5h 47 il n’était plus question de doigt. Le bébé voulait manger. Je me suis levée, je lui ai fait son biberon et je l’ai pris avec moi dans mon lit pour lui donner à manger. Lorsqu’il a terminé il a fait son rot. Puis son papa m’a proposé de le prendre avec lui pour que je puisse me rendormir.

Je n’ai pas hésité, j’ai fait un bisou à mon petit humain d’amour, puis son papa l’a pris. J’avais une réunion au bureau quelques heures après. Je n’y vais pas souvent, je travaille généralement de la maison tout comme le papa du petit humain. Mais cette réunion était assez importante alors je devais y aller.

Je n’allais pas pouvoir faire mon fitness, je n’avais pas assez de temps.


Je vous ai parlé ici de ma vie ce matin entre 5h 30 et 6h du matin environ. 30 minutes. C’est un début de journée classique pour de nouveaux parents. Classique pour vous qui lisez ce blog. Tout ce que vous avez lu vous semble normal. Vous trouverez certainement attendrissant le fait que le papa du petit humain me propose de prendre le bébé pour que je puisse me rendormir.

 


Je réfléchis dernièrement à la question des privilèges. Qu’est-ce qu’un privilège ? Qu’est-ce qui est privilège ? En quoi suis-je privilégiée ? 

Je vous l’ai dit sur Instagram, mais aussi dans le premier épisode de mon (tout nouveau podcast) Les Papotages de C., je suis à un moment de ma vie où je n’ai aucune perspective. Pour la première fois depuis des années, de nombreuses années, je ne sais pas où je vais. Je n’ai aucune perspective.

J’ai une expérience assez intéressante de la vie, et grâce aux livres que je lis, je bénéficie de l’acquisition de l’expérience de nombreuses personnes sur de nombreux sujets. « Je sais exactement ce que je ne dois pas faire pour avoir une vie misérable, par contre je ne sais pas ce que je dois faire. » Cette phrase était au centre de ma réflexion dans le premier épisode du podcast.

Avant l’arrivée du petit humain je vivais une vie très speed. Je n’avais pas de vie privée. Je ne planifiais pas d’en avoir une. Je me définissais essentiellement par le travail. Aujourd’hui j’ai l’impression d’être un peu perdue. J’ai un homme dans ma vie, un homme qui y occupe une grande place. J’ai un enfant, un enfant autour de qui tout gravite. Et j’ai moi, qui les adore tous les 2, mais qui n’a pas pris le temps de redéfinir la façon dont elle mesure sa valeur à ses propres yeux.

Je vis une nouvelle vie en me basant sur un ancien modèle. Je me focalise sur ma vie privée en gardant à l’esprit que le travail est tout ce qui compte. Du coup je me sens misérable, j’ai l’impression de ne pas en faire assez sur ce volet par lequel je me définis. Depuis le mois de mai dernier tout est au ralenti à ce niveau. Pourtant j’ai une vie pleine, pétillante, et un petit humain aux yeux d’or. Oui, je vous assure, je fonds chaque fois que je vois ces étincelles dans ses yeux. Tout est au ralenti au niveau professionnel, alors j’ai juste l’impression que je suis une merde qui ne fait pas ce qu’il faut.

« Pose-toi. Prends du temps pour toi. »

Si vous avez lu l’article précédent, alors vous savez toute l’histoire autour de cette déclaration. Nous ne reviendrons pas dessus.

J’ai pris la décision de complètement me poser durant les 3 premiers mois de cette nouvelle année. Pendant que je prends le temps de respirer, de me retrouver et de jouir enfin de ma vie privée sans me laisser penser que je suis une merde, je réfléchis. Et je vous l’ai dit, je réfléchis sur la question des privilèges. Pourquoi ? Parce que dans ces moments de doutes et de questionnement, tout est passé en mode noir. J’ai perdu de vue les immenses privilèges dont je jouis.

J’ai des doigts pour écrire ce texte par exemple.

J’ai lu des livres ces derniers temps qui m’ont rappelée mes privilèges. Ils n’étaient pas lus dans cette optique et les histoires racontées n’avaient pas vocation à susciter ce type de réflexion, mais voilà. Mes réflexions savent se créer une douillette place et trouver écho dans tout contenu que je consomme, dans toute chose sur laquelle se posent mes yeux.

Je parlerai aujourd’hui de ces livres et de ce qu’ils ont éveillé en moi. Il s’agit de 3 livres qui n’ont rien à voir en commun si ce n’est qu’ils ont été écrits par des femmes. 3 livres dont les messages ne sont pas forcément pareils et qui n’ont pas été écrit dans la même optique.


1-  Moi, Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans, par Malala Yousoufzai et Christina Lamb

Lorsque j’ai fait ma revue de ce livre en story sur Instagram, je n’en ai pas dit de belles choses. J’ai conclu cette revue en disant : « Est-ce que je recommande ce livre ? Non ! » Alors il doit sembler surprenant que j’en parle aujourd’hui.

À toute personne qui recherche la narration d’une histoire de courage et d’espoir, je ne recommande pas ce livre. À mon avis Malala n’a pas mérité son prix Nobel. Et je le dis après lecture du livre. J’en ai parlé dans l’article Overnight Success : la porte ouverte vers l’échec. Je recommande par contre ce livre à toute personne qui jouit d’une grande liberté de choix et de mouvements et qui ne sait pas ce que c’est que vivre sous une grande oppression, soit-elle religieuse, politique ou culturelle.

Ce que j’ai aimé dans ce livre n’a rien à voir avec Malala. 

J’ai aimé la description du passage d’une vie de légèreté, de convivialité et de joie malgré la pauvreté (sachant que la pauvreté est relative) à une vie d’oppression et de privation. J’ai entendu parler de la vie sous les talibans mais je n’ai jamais pu m’identifier pour la simple raison que les dynamiques ne m’avaient jamais été aussi clairement présentées.

J’ai regardé autour de moi et j’ai vu dans ma maison et dans ma vie tout ce qui a été au fil du temps interdit. La télévision. Les ordinateurs. Internet. Les livres. Les cheveux au vent. L’instruction. Les courses au marché pour les femmes. Les amitiés entre personnes de sexe opposé. La possibilité pour toute personne de sexe féminin de sortir de chez elle sans être accompagnée d’un mec, fusse-t-il âgé de 5 ans. Le choix de son conjoint. La réflexion scientifique. Le questionnement. La libre circulation. La parole. La présence.

Lire au fur et à mesure de l’histoire la transformation d’acquis en privilèges m’a poussée à me poser des questions sur ma perception de ma vie, de ce qui est à ma disposition et de ce que je considère comme acquis. Que serai-je s’il m’était aujourd’hui interdit de lire, de réfléchir et de partager ici le fruit de mes réflexions ? Que deviendrai-je si un jour quelqu’un entrait dans ma maison, brûlait tous mes livres et m’interdisait de les remplacer ? Qu’adviendrait-il si mon neveu de 4 ans pouvait décider de mes allées et venues ?

J’ai parfois du mal à me réveiller la nuit quand le petit humain se réveille et je traîne parfois des pieds. Quelle serait ma réaction si du jour au lendemain je n’avais plus à me lever la nuit parce l’enfant m’avait été enlevé car il vivait avec 2 parents d’une confession religieuse autre que celle exigée ? Est-ce que ce qui semblait parfois être un poids ne se transformerait pas en privilège, et en privilège inaccessible ?

N’attendez pas de moi des réponses à ces questions. Je ne les ai pas. Ce que je porte en moi avec certitude c’est la douleur ressentie à l’idée que ces acquis ou ces lourdeurs qui peuvent se transformer en privilège me soient enlevés un jour ou un autre.

 

2- The Moment of Lift : How Empowering Women Changes The World de Melinda Gates

Ne nous méprenons pas. L’objectif ici n’est pas de chanter une ode à la femme. Le seul et unique but est la focalisation sur les privilèges.

Ce livre est celui qui a inspiré cet article. Il est celui qui a déclenché ma réflexion sur les privilèges. Je l’ai terminé il y a quelques jours. En réalité je l’ai écouté en audiobook sur Audible, et c’est une pure merveille. La photo n’est donc pas de moi étant donné que je ne l’ai pas en format physique, mais de Forbes.

Je me serais attendue à une milliardaire (on parle quand même d’une moitié du duo que forment Bill et Melinda Gates) qui nous aurait partagé des vérités générales appuyées de statistiques empruntées, et qui aurait déploré à cors et à cris la pauvreté en Afrique, terre de misère. J’ai été agréablement surprise. Mais alors agréablement.

Mais ceci n’est pas un plaidoyer, donc ne digressons pas.

J’aurai 34 ans dans quelques mois. J’ai fait le choix conscient de ne pas avoir d’enfant, et j’ai eu mon premier enfant à 33 ans. J’ai eu une vie sexuelle normale avec des partenaires de mon choix (n’attendez pas de détail à ce niveau), et dans le même temps j’ai pu choisir les études que mes parents allaient financer pour moi et décrocher un Bachelor of Arts et un Master of Arts. J’ai pu m’expatrier et vivre la vie de mon choix. Aujourd’hui je suis avec un homme que je me suis choisie, j’ai un boulot décroché grâce à mes compétences, et j’ai un enfant que je peux éduquer selon les valeurs que je me suis définies au fil de mes expériences de vie et de mes réflexions.

J’ai rencontré des gynécologues à qui j’ai demandé sans baisser les yeux de me prescrire une pilule contraceptive. Si vous vous posez la question, une boîte de 3 plaquettes qui dure 3 mois vaut environ 3500 francs, alors n’hésitez pas. J’ai eu la possibilité de demander à mes partenaires d’utiliser des préservatifs, et j’ai eu celle de me refuser à eux si ma volonté n’était pas respectée. J’ai eu accès à la pilule du lendemain (qui coûte environ 3500 francs en pharmacie).

Je suis respectée dans les cercles que je fréquente. Pas parce que je suis spéciale, mais parce que c’est la base des échanges humains dans ma réalité. Mes points de vue sont entendus et parfois adoptés. Je peux m’opposer avec véhémence à une décision qui ne m’arrange pas, qu’elle soit politique, religieuse ou culturelle. Je peux dire Non, quel que soit le milieu dans lequel je me trouve.

Toutes ces possibilités ont fait de ma vie ce qu’elle est et m’ont menée où je suis aujourd’hui. Pour moi tout ceci n’est que normal. Je ne saurais vivre autrement. Par contre tous ces éléments qui sont pour moi des acquis sont des privilèges sous des cieux différents.

Si j’étais née là-bas, je n’aurais jamais fait d’études. Je ne me serais jamais expatriée parce qu’une personne de sexe féminin ne quitte pas sa famille si ce n’est pour la maison de son époux. Je n’aurais jamais eu accès à un gynécologue parce que ça défie les lois de la pudeur et de la bienséance. J’aurais été mariée à un con sale et impoli. Je n’aurais jamais su ce qu’est la pilule contraceptive.

J’aurais peut-être eu une amie légèrement émancipée qui aurait entendu dire que le préservatif permet de ne pas concevoir d’enfant. J’aurais été battue quasiment à mort pour avoir osé demander à mon mari d’en utiliser un parce qu’après 5 grossesses en 4 ans, je n’en pouvais juste plus. Je n’aurais pas compris pourquoi il associait préservatif à accusation d’infidélité et de maladies. N’était-il juste pas question de ne pas avoir un autre enfant, du moins pas tout de suite étant donné qu’à un moment donné la famille aurait douté de mes capacités à enfanter malgré mes 5 enfants affamés qui seraient en train de courir partout ?

Vous souvenez-vous des 30 minutes de mon matin partagées avec vous ?

Vous n’avez peut-être pas remarqué, mais à la lecture de ce cours passage on se rend compte que j’ai une maison. J’ai un lit. J’ai un enfant en bonne santé. Cet enfant à une moustiquaire et du lait à volonté à sa disposition. Il vit avec ses 2 parents. Son père est impliqué dans les soins qui lui sont prodigués au quotidien, quelle que soit l’heure du jour et de la nuit. J’ai un travail. Mon compagnon aussi. Je peux travailler d’où je veux. Je suis maîtresse de la gestion de mon temps.

C’est normal.

Mais l’est-ce vraiment ?

Ce qui me fascine dans ce livre est que la notion de l’accès aux privilèges ne se limite pas aux personnes vivant dans des environnements difficiles. Les privilèges sont à niveau. Melinda Gates, milliardaire privilégiée à plusieurs niveaux, partage les difficultés rencontrées dans son mariage, et les stratégies mises en place en collaboration avec son mari pour les traverser.

Est-ce un privilège pour une femme d’être l’épouse d’un milliardaire et de se retrouver effacée par l’aura de son mari malgré sa brillante carrière scientifique, son propre argent amassé et son travail acharné au sein de la fondation qui porte leurs 2 noms, mais qui n’est très souvent attribuée qu’au mari ?

Est-ce un privilège pour cette même femme de travailler autant que son mari mais de rentrer le soir se consacrer à des tâches ménagères alors que l’homme a le temps de se reposer, de lire et ou d’écrire ? Faut-il nécessairement évoluer en zone difficile pour faire face à ces réalités ?

Je n’ai pas la réponse. Je peux par contre vous dire que les conseils partagés par Melinda Gates tant pour l’amélioration de la vie des personnes en difficultés que pour la gestion d’une famille, d’un ménage sont à mes yeux inestimables. Dans le deuxième cas, elle a réussi à arracher ses privilèges et explique comment à travers les chapitres de son livre. Elle est aujourd’hui l’égale de Bill en tout, quel que soit le domaine. Ces partages ont été pour moi plus qu’édifiants.

 

3Heart and Hustle: Use your passion. Build your brand. Achieve your dreams, de Patricia Bright

 

Autant les 2 premiers livres m’ont poussée à réfléchir à mes acquis, autant celui-ci m’a mené vers les sentiers des possibilités qui s’offrent à moi.

Patricia Bright est une YouTubeuse et femme d’affaires à succès. Je l’ai connue grâce à sa chaîne YouTube sur laquelle elle blogue et parle de son quotidien. Lorsqu’on la suit sur les réseaux sociaux, on comprend très vite que Patricia a tout pour être heureuse : la visibilité, la célébrité, l’argent, un mariage solide et 2 adorables enfants.

Sauf que lorsqu’on lit son livre (que j’ai écouté en audiobook sur Audible), on réalise très vite qu’elle n’est pas née avec une cuiller en argent dans la bouche. Ses parents nigérians d’origine se sont rencontrés au Royaume Uni. Après la naissance de leurs 2 enfants, Patricia et sa petite sœur, le père a été déporté : il était sans papiers. 

Pour la survie de ses enfants la maman de Patricia a dû faire des ménages aux aurores dans les bureaux. Pour ne pas risquer de laisser ses 2 petites filles seules à la maison, elle les emmenait avec elles, et elles aussi travaillaient par la même occasion.

Outre la pauvreté, selon ses propres dires Patricia n’était pas forcément une belle fille. Loin de là en réalité. Elle avait par contre comme richesse son intelligence, sa dévotion au travail et son amour pour les chiffres, la comptabilité.

Grâce (oui, grâce) à sa vie dans la pauvreté, elle a très vite développé des stratégies pour se faire de l’argent. Sa condition modeste lui a appris à garder la tête froide. Il fallait avoir des compétences, des diplômes et s’en servir du mieux possible. 

Le livre de Patricia Bright est un chant d’amour à la débrouillardise, mais surtout à la possibilité de faire de chaque avenue de son existence une opportunité pour une vie meilleure. La leçon que j’en tire est qu’il ne faut jamais s’asseoir sur ses acquis, ses privilèges. Il faut les développer et en faire une force en tout temps.

Le livre de Patricia est intéressant parce qu’il détaille clairement comment se mettre à l’abri du besoin. Elle a fait de son aptitude à faire des tresses un moyen de se nourrir quand elle était à l’université. Elle a fait de son amour pour les chiffres une carrière dans le monde de la finance. Elle a fait de son amour de la mode et de ses partages à ce niveau un puissant outil d’enrichissement.

Je ne dis pas ici qu’elle ne travaille que pour l’argent ou que son livre n’est bon à lire que si on est pauvre. Loin de là. Nombre d’entre nous avons le privilège d’avoir des connaissances et des compétences innées ou acquises que nous ne savons comment exploiter. Un privilège n’est pas seulement fait pour marquer sa différence d’avec ceux qui n’en ont pas ou qui en ont moins. Il ne permet pas seulement de faire de nous des personnes plus libres ou mieux écoutées. Un privilège, si bien orienté et bien exploité, peut changer tant notre vie que celle de notre entourage.


3 livres, une seule et même réflexion.

Comment elle m’est utile en ce moment de calme dans ma vie ? La réflexion sur mes acquis me permet de comprendre que je suis bénie des dieux à plusieurs endroits. Les livres de Melinda Gates et de Malala Yousoufzai me le prouvent une ligne après l’autre. La réflexion sur la transformation de mes acquis et privilèges me permet de comprendre que je ne suis pas encore là où je devrais être étant donné mes aptitudes.

Je ne suivrai certainement pas le même chemin que Patricia Bright car nos environnements différents nous offrent des opportunités différentes. Mais son partage me permet de comprendre que je peux mettre sur pied mes propres stratégies  afin de m’en sortir à ma façon selon mon environnement et les possibilités qu’il m’offre.


PS : peu de gens le savent, mais il est possible de surligner des passages des articles, comme c’est le cas sur Medium. Ce serait bien d’utiliser cette fonctionnalité pour que je sache quelles sont les parties du texte qui ont retenu votre attention. Et puis, il faut bien que mon argent serve à quelque chose puisque j’ai payé pour cette fonctionnalité !


Digressions n’a aucun compte sur les réseaux sociaux, une situation qui n’est pas près de changer. Pour vous tenir informés des activités ici, abonnez-vous au blog, tout simplement. 

Je suis disponible par mail à l’adresse mesdigressions@gmail.com et sur Instagram à @c_befoune.

Retrouvez-moi également sur mon podcast Les Papotages de C.

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6 commentaires

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Mel Dibson janvier 24, 2020 - 9:48

Je dois lire. bon écouter les livres aussi.

Reply
C. Befoune
C. Befoune janvier 26, 2020 - 11:46

Voilà !!!

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Marie Noëlle janvier 30, 2020 - 8:54

La question des privilèges se pose toujours de façon particulière quand on est une femme (quelque soit le niveau d’éducation et le niveau social) et tu l’illustres magnifiquement avec ce parallèle entre l’enfance de Malala et la vie de Mélinda Gates. Ca m’a donné envie de lire le livre de Mélinda mais, « Becoming » de Michelle O. est déjà sur ma liste. Penses tu que je gagnerai à lire les deux? Ou les leçons apprises sont les mêmes?

La fin de ton propos m’incite également à te poser une question que j’ai depuis la lecture de l’article qui m’a fait découvrir ton blog (celui qui parlait d’être célèbre mais fauchée)! Est ce que le livre de Patricia t’a donné des pistes de réflexion sur la façon de rentabiliser ton talent pour le blogging? Parce que la seule chose à laquelle je pensais tout en lisant cet article, c’était: « Mais pourquoi tu n’as pas demandé à te faire payer pour les conférences auxquelles tu assistais? »

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C. Befoune
C. Befoune janvier 30, 2020 - 3:04

Marie Noelle, à la question de savoir si le livre de Patricia Bright m’a donné des pistes de rentabilisation du blog, je dirai oui et non. Oui parce que des pistes existent, et non parce qu’il est très, très difficile de les suivre sous nos cieux.

Pour la réponse à la question « Mais pourquoi tu n’as pas demandé à te faire payer pour les conférences auxquelles tu assistais? », je recommande la lecture de l’article Influenceur, célèbre et inutile sur le blog.

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15 livres lus en 1 trimestre : oui, j'y suis arrivée ! - Digressions avril 7, 2020 - 2:01

[…] adoré. J’en ai parlé ici sur le blog. J’ai vraiment beaucoup aimé car on est loin de l’approche moralisatrice des ONG. […]

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Des cookies sont servis mais ils ne sont pas à manger ! J'espère que ça ne pose pas de problème... Accept Read More

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