Mentoring, évolution et fraude…

par C. Befoune
16 commentaires
comment choisir son mentor
16 minutes

J’ai unfollow Oprah et toutes ses plateformes.

Si vous me suivez sur Instagram, alors vous le savez déjà.

L’annonce peut sembler idiote, mais elle prend tout son sens une fois qu’on sait ce qu’Oprah représentait pour moi. Elle était tout ce que je voulais être sur le plan de la création de contenu, tout ce qui me faisait rêver dans l’univers des médias.

J’adorais Oprah.

Son parcours, ses réalisations, son apport aux gens d’une manière tant individuelle que globale, son influence, la gestion de sa communauté. Elle était tout ce que je voulais être, surtout au niveau de son apport à l’humain. Pour avoir une idée de ce qu’elle représentait pour moi, je vous recommande les articles What Happened When I Decided to Drop Everything to Follow My Dream et Why I Don’t Want to be The Next Oprah Anymore publiés sur Medium.

J’ai parlé du rapport à l’humain d’Oprah. Il n’y en avait pas de meilleur. Elle savait raconter les histoires, dédramatiser les scandales. Toute star qui se respecte qui a fait face à un scandale s’est rendue chez Oprah pour s’expliquer et expliquer à ses fans (et ses détracteurs) sa version des faits, avec toutes les émotions nécessaires. Oprah savait accorder de l’importance aux personnes, qu’elles soient connues ou non. Par ailleurs, elle n’hésitait pas à se confier elle même sur ses plateaux, à faire preuve de vulnérabilité et à être ainsi plus proche de son audience, démystifiée.

J’ai suivi attentivement le travail de cette dame, et j’ai vu le déclin prendre de la vitesse.

A mon avis, Oprah ne s’intéresse plus à l’humain. Elle se focalise sur son image et ce qu’elle peut lui permettre de vendre. Outre ses podcasts Oprah’s Master Class et Super Soul Conversations, son contenu est centré sur elle-même (ou sur du contenu limite idiot) et n’a plus aucune valeur ajoutée à mes yeux. C’est juste de la promotion de ses activités et du sensationnel, sans réel apport sur le plan humain.

J’ai publié ceci sur Instagram :

La vérité est qu’Oprah n’a pas perdu sa valeur. Elle a perdu sa valeur à mes yeux. Je ne peux, pour me contenter, l’obliger à courir dans le même couloir jusqu’à la fin de sa vie. Elle fait ce qui l’arrange, ce qui est mieux pour elle, pour le chemin qu’elle se trace, pour ses objectifs et ses aspirations qui peuvent ne pas être en ligne avec les miens.

Comme tout être humain, Oprah a le droit d’évoluer selon ses goûts et désirs. Comme tout être humain, j’ai le droit de ne plus être intéressée et me barrer. 


Oprah n’est pas la première personne qui perd son intérêt à mes yeux.

Tout ceci n’est que cycle. Mon esprit se focalise sur ce qui correspond à son état du moment. Je n’ouvre plus du tout Medium par exemple, alors qu’en 2016 je ne vivais que par le contenu de cette plateforme. J’y trouvais l’essence nécessaire à mon moteur à travers les textes de personnes comme James Altucher, Srinivas Rao ou encore Benjamin P. Hardy.

J’étais dans une phase de production intense, et j’avais besoin de motivation pour poursuivre sur cette lancée, et surtout de contenu me permettant d’entretenir une discipline de fer. Une fois que cette phase est passée, qu’Elle Citoyenne n’a plus eu ma priorité et que je me suis laissée  le temps de souffler, leur message ne m’atteignait plus.

Outre le fait que leur message ne m’atteignait plus, j’en avais tiré tout ce qui m’était nécessaire. Aujourd’hui encore je fonctionne sur des leçons apprises de ces personnes sur Medium. Elles me serviront toute ma vie, sauf que je suis à un niveau au-delà des messages de motivation aujourd’hui.


Un mentor, qu’il soit physique ou virtuel, doit pouvoir être quitté lorsqu’il n’apporte plus aucune valeur.

Je vous ai parlé de l’évolution d’Oprah, et le fait qu’elle ne ma parle plus. Le contraire s’est passé également, avec Myleik Teele. Elle revient très souvent dans mes écrits, depuis l’époque Medium. La vérité est que je la suis tellement que c’est grâce à elle si je suis active sur Instagram aujourd’hui. Avant elle était sur SnapChat (ou je la suivais religieusement, sans toutefois y être vraiment active moi-même) et Periscope. Lorsqu’elle les a laissés tomber pour Instagram, je n’ai pas réfléchi à 2 fois avant de la suivre.

Mais ne digressons pas.

Il y a environ 2 ans, Myleik a annoncé sa grossesse. Son contenu a changé dans la mesure où elle y a ajouté des éléments sur la grossesse, le couple et la maternité. Au départ je me suis dit qu’il était peut-être temps de me barrer, mais je me suis rendue compte que son contenu n’était pas altéré. Au contraire.

J’ai adoré voir la création d’un équilibre entre vie professionnelle intense, couple et bébé. J’ai adoré la voir inclure un homme dans sa vie, vie qui semblait n’avoir aucun espace de libre. J’ai aimé la voir percevoir le travail différemment et prendre du temps pour sa famille. Le plus important ? Son message ne changeait pas. Il restait actuel et d’un grand intérêt pour moi.

A l’époque le petit humain n’était pas encore sur la table, mais il m’a été bénéfique d’apprendre qu’une famille ne freine pas forcément les progrès professionnels, et lever le pied pour accorder du temps à sa famille n’est pas un crime. Le plus intéressant dans tout ceci est que je l’ai appris de celle qui a activé le beast mode en moi. L’obsession professionnelle peut être toute une vie, tout comme elle peut être une phase d’une vie.

Une fois que le petit humain a fait son apparition, le contenu de Myleik m’a été encore plus bénéfique. Dans ce cas, mon évolution et la sienne ont été en ligne. Même si le petit humain n’avait pas existé, je n’aurais pas unfollow, étant donné que, comme je l’ai dit, elle continuait d’apporter de la valeur au quotidien.


Un mentor, qu’il soit physique ou virtuel, doit pouvoir être quitté lorsqu’il n’apporte plus aucune valeur.

Il en va de même pour le contenu consommé.

Il y a 2 ou 3 ans j’étais obsédée par tout ce qui avait trait à la politique et à l’entrepreneuriat, bien que je n’avais aucune intention de me lancer sur cette voie. Il était question pour moi de comprendre les mécanismes qui font d’une initiative une réussite. C’était l’époque  Elle Citoyenne, et le besoin était grand.

Lorsque j’ai commencé à me désintéresser de ce média, je me suis rendue compte que je n’écoutais plus les podcasts qui faisaient mon bonheur tels que Master of Scale ou encore How I Built This. Ils avaient perdu leur intérêt, tout comme les livres sur le sujet.

Il n’était plus question pour moi de chercher à créer quelque chose de viral. C’était sympa, mais mon évolution me poussait vers d’autres intérêts, notamment la compréhension de l’humain dans toute sa complexité ainsi que des dynamiques sociales qui l’animent.

Le plus important est que je ne souhaitais plus m’adresser à un grand nombre de personnes, je ne souhaitais plus me battre pour des causes politiques. Je souhaitais interagir avec un nombre limité de personnes qui comprendrait ce que j’ai à dire sans que je n’aie à supplier de lire des rapports ou des livres. Je ne souhaitais plus sensibiliser, je souhaitais partager. Tout simplement.

Dans cette quête de compréhension de l’humain, j’ai découvert des créateurs de contenu qui me parlaient nettement mieux : Yuval Noah Harari, Ryan Holiday ou encore Malcolm Gladwell par exemple. Puis le petit humain est arrivé, et outre le contenu sur la compréhension de l’humain, je me suis tournée vers tout ce qui a trait à la grossesse et la maternité.


Vous savez tous que je ne vis que par l’écoute de podcasts. Avec la variation de mes centres d’intérêts, je me suis inscrite à de nombreux « nouveaux » podcasts. Il y a quelques semaines j’ai passé en revue les podcasts auxquels je suis abonnée sur mon application d’écoute de podcasts préférée Pocket Casts (qui je le répète est à présent gratuite). Elle reflétait un état d’esprit que je traînais depuis le début de l’année : le refus d’accepter le changement.

Lorsque je me suis aperçue du changement de mes centres d’intérêts, je me suis convaincue que tout cela n’était que temporaire. Il était impossible que moi qui ne respirait que socio-politique, je me désintéresse du sujet. L’entrepreneuriat me passionnait tellement en j’en avais tellement appris que je ne pouvais m’en détacher du jour au lendemain.

Résultat des courses : je restais abonnée à de nombreuses newsletters que je n’ouvrais plus et à de nombreux podcasts que je n’écoutais plus du tout. Faire le ménage n’a pas été facile. Il a fallu dire au revoir à toute une  époque de ma vie. J’adorais les podcasts de RFI. 7 milliards de voisins. Reportages. Grand reportage. Je me suis désabonnée. Idem pour ce qui est des podcasts sur l’entrepreneuriat ou la productivité. Ma liste est à présent bien différente de celle qu’elle était il y a encore 2 semaines.

Si vous le souhaitez, je rédigerai un article sur les nouveaux podcasts suivis et pourquoi. Pour cela, il faudra le réclamer.


Mon dernier article Au-delà du su, au-delà du vu porte sur un épisode du podcast de Jay Shetty.

Je ne connaissais ni l’homme, ni son travail, mais ça je vous le raconte en longueur dans l’article.

L’épisode m’a tellement parlé que j’ai suivi le mec sur Instagram où il enregistre 4 millions 700 mille abonnés et des poussières. Au bout de 48 heures je n’en pouvais plus. J’ai posté ceci sur Instagram à ce le sujet :

Le compte de Jay Shetty n’est rien d’autre qu’une suite infinie de messages de motivation personnelle qui pullulent partout sur internet. Ça en devenait dégoûtant. J’ai saturé au bout de 12 heures, mais je me suis dit que j’étais certainement trop dure. Par ailleurs je gardais l’envie de découvrir son podcast, alors je me suis bêtement dit que tout ceci faisait partie de l’expérience.

J’avais l’impression que le mec postait toutes les 14 secondes. Il était partout, tant sur mon feed que dans les stories et ne sortait que du réchauffé. « Crois en tes rêves », « Tu es ton plus fidèle ami », « Crois en ta passion » et toute la daube qui va avec.

Ne nous méprenons pas, je ne dis pas qu’à tous les coups ces messages sont vides de sens. Ce que je dis c’est qu’ils doivent être accompagnés de quelque chose de concret : j’ai fait ceci et j’ai abouti à cela parce que « j’ai cru en mes rêves » alors j’ai élaboré telle stratégie pour les réaliser. Voilà ce que je veux voir. Les citations à n’en plus finir sont aussi inutiles que le fait de  repérer toutes les vendeuses de poisson au marché, ne jamais en acheter et finir par mourir de faim.

Pourquoi je vous en parle ?

Parce que des Jay Shetty il y en a partout.

Lorsqu’on est dans le besoin et qu’on est vulnérable, on est prêt à suivre toute personne dont le discours semble faire sens pour nous. C’est exactement le même processus que l’adhésion à une secte (j’en parlais hier encore sur Instagram). Le gourou, ou le motivateur dans ce cas, identifie les besoins d’une audience désespérée et lui sert ce dont elle semble avoir besoin sur un plateau d’argent. Il le fait de manière tellement convaincante que le follower ne fait plus appel à sa raison et s’attache à cette personne.

Malgré le vide intersidéral de son discours, Jay Shetty est suivi par des millions de personnes. Jusqu’à 4 millions. Et 700 mille. Donc près de 5 millions d’humain. Il a réussi à leur faire croire qu’il est le mec incontournable lorsqu’il s’agit de motivation. Et comme tout gourou, son travail s’appuie sur une fraude.

Une amie m’a envoyé cette vidéo il y a quelques jours, après mon annonce de mon désabonnement de son Instagram :

Ce que je craignais s’est avéré être vrai. Ce type de personne cache toujours quelque chose. Quel type de personne ? Le type qu’on entend à longueur de journée mais qui ne nous montre rien de concret lorsqu’il s’agit de résultats. Oui, Jay Shetty a un podcast qui semble marcher, mais encore…

En gros ? Jay Shetty n’est qu’une machine à copier-coller. La majorité de ses messages, qu’il s’agisse de ses publications ou de ses discours, est volée à d’autres. Il les copie au mot près et se les approprie, et Nicole Arbour le montre clairement dans la vidéo ci-dessus.

Pourquoi je vous en parle ?

Parce que nombre de personnes aujourd’hui se tournent vers ces gens dans le monde virtuel ou réel et en font des célébrités. Elles ne vont pas au-delà de ce qui semble être proposé et sont convaincues par le nombre de followers plus que par la qualité, la pertinence du contenu et ce qui est montré au-delà.

J’ai parlé au début de l’article des mentors virtuels.

Je comprends le besoin, je l’ai eu moi-même, et je l’ai encore étant donné que je continue de m’abonner à des plateformes diverses pour écouter un discours qui résonnera en moi et qui me permettra de mieux baliser mon chemin. Par contre je ne me limite pas à une pseudo célébrité, au nombre de selfies sur les réseaux sociaux et d’apparition aux événements. La qualité et la pertinence sont ce qui m’intéresse.

Pour vous dire la vérité, une personne qui passe son temps à participer à des événements n’a absolument rien à faire de son temps : elle ne travaille pas et a donc tout ce temps libre. Quels sont les résultats concrets du travail accompli et quelles sont les améliorations que le mentor fait à son propre niveau ? Si je n’ai pas de réponse convaincante à ces 2 questions je me barre.

Jay Shetty n’a pas passé le test.

Lisez sur ces domaines qui vous intéressent, ceux dans lesquels vous avez besoin de mentors ou ceux dans lesquels évoluent les personnes que vous admirez. Cette lecture vous permettra de renforcer vos connaissances, d’aller au-delà de ce que dit une seule ou 2 personnes. Challengez ces personnes que vous admirez, ne vous contentez pas de les applaudir. Elles vont aux toilettes comme vous, elles n’ont pas 2 têtes, alors il serait idiot de les déifier.

J’ai un « ami » qui est une star pour beaucoup et un mentor pour certains. Son parcours fait briller les yeux, il est ce qu’on appelle sous nos cieux un entrepreneur à succès. La dernière fois que j’ai discuté avec lui il m’a parlé de sa nouvelle société aux Etats-Unis et je le regardais avec des yeux brillants… jusqu’à ce que je lise la biographie d’Elon Musk dont j’ai fait une revue ici.

Le mec me racontait sa vie. Tout ce qu’il m’a dit n’avait absolument aucun sens. Je ne l’aurais jamais su si je n’avais pas pris le soin de me documenter sur la naissance et l’évolution des entreprises, sur ce qu’est  l’innovation et sur le fonctionnement d’un conseil d’administration. Oui, j’ai appris tout ça en lisant une simple biographie.

M’informer ne me permet pas seulement d’améliorer mon savoir et donc mes capacités. M’informer me permet également d’éviter de perdre du temps avec des beaux-parleurs. Lorsqu’un discours ne tient pas la route, je me barre direct, sans demander mon reste.

J’ai déjà rencontré de nombreux Jay Shetty dans mon parcours. J’étais donc aguerrie lorsque je suis tombée sur lui. J’écouterai son podcast pas pour lui, mais pour ses invités. Je n’ai pas encore pris le temps de l’explorer, donc je ne peux me prononcer sur la qualité du contenu dans sa globalité..

On verra bien ce que ça donnera !

Photo : LinkedIn Sales Navigator


Annonce : cette semaine sur mon compte Instagram je ferai un give away d’un livre. Cette fois le give away sera sur 2 pays, et il est sponsorisé par… (roulement de tambour)… le papa du petit humain (oui, il est celui qui l’a acheté). Le livre c’est celui-ci :

Oui, le livre est en anglais, comme la grande majorité des livres que je lis . Si vous me suivez sur Insta vous savez à quel point j’ai adoré ce livre et à quel point Yuval Noah (mentionné dans l’article) est une de mes icônes. Les modalités pour participer au give away seront énoncées sur mon Insta (@c_befoune). Si vous n’avez jamais entendu parler de ce livre et souhaitez savoir de quoi il est question, cliquez ici. Le plus intéressant sur ce lien n’est pas le résumé du livre, mais les revues des lecteurs. Régalez-vous !


PS : peu de gens le savent, mais il est possible de surligner ou de répondre à des passages d’articles, comme c’est le cas sur Medium. Ce serait bien d’utiliser cette fonctionnalité pour que je sache quelles sont les parties du texte qui ont retenu votre attention. Et puis, il faut bien que mon argent serve à quelque chose puisque j’ai payé pour cette fonctionnalité !


Digressions n’a aucun compte sur les réseaux sociaux, une situation qui n’est pas près de changer. Pour vous tenir informés des activités ici, abonnez-vous au blog, tout simplement. 

Je suis disponible par mail à l’adresse mesdigressions@gmail.com et sur Instagram à @c_befoune.

16 commentaires
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Fadilath octobre 22, 2019 - 6:10

J’attends toujours impatiemment de te lire. Un vrai régal.

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C. Befoune
C. Befoune octobre 22, 2019 - 7:54

Et là je rougis !

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Jeanne D'Arc octobre 22, 2019 - 10:42

Beau texte.
Bien que mon cheminement/approche/perception de certaines choses en amont soit different, je suis D’accord sur tout le fond.. Nous évoluons.
« Quand le discipline est pret, le Maître arrive » ..
Le Maitre est en nous, c’est nous.
Mais le chemin vers la lumiere est complexe.

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C. Befoune
C. Befoune octobre 23, 2019 - 11:08

Je me demande si on la voit jamais, cette lumière…

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kamgatchassa octobre 23, 2019 - 4:53

I really enjoyed this. Tomorrow’s video on my channel will be on how to get online mentors. And after reading this, I feel like I missed a huge part of this process which you’ve expressed so well.

Like you, my consumption of content from my « heroes » dwindles with time and when I realize that it’s been a while since I binged anything from a creator, then I may have learned everything I needed from them.

In that case, I often find myself going back to watch specific videos because I remember what it was that I wanted from it, and what I need a refresher on.

I never liked Jay Shetty. It’s always just been a vibe. The sour taste of fake. Watching Nicole’s video just makes me feel less surprised. And there are many more like him.

If anything, I love that your standards are not only practical but specific in terms of what you seek in a mentor. I’ve always listened to Oprah for her guests and that’s not about to change anytime soon.

As I get older and consume more, I realize that I have a lot more to do for people who like me once needed a voice. In the end, the truth always bubbles up. All we have to simply do is never lie.

Thank you for writing this!

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C. Befoune
C. Befoune octobre 23, 2019 - 11:07

He read, liked it and commented ! I am so happy !

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Bénita octobre 23, 2019 - 8:33

Enfin je sais que je ne suis pas bizarre parce que j’ai appris à ne plus mettre les gens sur un piédestal. Je reconnais l’effort et le travail des gens mais comme tu l’as dit, ils n’ont pas deux têtes. J’aimerais donné un exemple très récurrent,ici aux États Unis, la communauté noire à la limite adore Beyoncé et ne jure que par elle. C’est vraiment cool,elle a vraiment du talent. Moi je reconnais son immense talent mais je trouve cela hallucinant la façon dont les gens sont scotchés. Bref, j’ai juste voulu laisser un petit commentaire. À la prochaine.

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C. Befoune
C. Befoune octobre 24, 2019 - 2:34

Merci pour le commentaire Bénita :tu es invitée à en laisser autant que tu le désires. Merci encore d’être passée par ici !

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Tata Aza octobre 24, 2019 - 10:04

J’ai parcouru cet article en me reconnaissant petit à petit. Je n’ai jamais suivi quelqu’un de très (trop) près, même quand je dis que Michelle Obama est mon metor aka femme idéale.
On peut tout de même facilement, en la voyant aujourd’hui, comprendre ton sentiment pour ce que fait désormais Oprah… j’ai trouvé presqu’indécent cette manière de dire qu’elle avait posé 1 ou 2 millions de dollars à la banque sur le plateau d’Ellen Degeneres, morte de rire, comme si ce n’était rien, en disant que c’était juste pour voir ce que ça faisait. Mais concernant cela, le pb ne vient peut-être pas d’elle mais de moi…

En revanche le Jay Shetty, lui je connais ! La vidéo le concernant qui m’a le plus plu ne venait pas de son média, mais d’un autre où il présentait son parcours plutôt chaotique avant de devenir moine. C’est cet aspect là, peut-être spirituel de quelqu’un qui pendant plusieurs années s’est completement coupé du monde qui manque cruellement aujourd’hui. Cette expérience ne le différencie finalement pas du tout de la masse, et le contenu reste plutôt superficiel, y compris les derniers invités de sa page Youtube (Kloe Kardashian, Liza Koshy, et même Superwoman – Lily Singh, que j’aime pourtant beaucoup ne m’ont pas convaincues plus que ça, étant donné surtout qu’on les voit déjà partout)

Tu semble avoir fait un travail époustouflant de recherche, de développement personnel, de lectures et d’écoute de podcasts, qui me fait me sentir loin derrière. Même concernant ton blog découvert il y a plusieurs mois, j’aimerai avoir le temps de lire tous les articles ! En tout cas, je compte bien m’appuyer sur toutes tes références pour enrichir les miennes et commencer ce travail de fond pour et sur moi-même 🙂 L’une des seules chaines Youtube que j’affectionne vraiment est Woman of Impact (la femme de Jay Shetty y est d’ailleurs intervenue et est l’une de mes invitées favorites, way more than a pretty perfect face), et les femmes noires qui y sont passées particulièrement géniales!

Bref merci pour cet article ! J’aimerai lire Sapiens, mon ex les avait tous lu en anglais d’ailleurs aussi et mtn je me dis pourquoi pas, mais j’ai peur que mon anglais ne soit pas à ce niveau là vu le thème… à voir. En attendant je viens de commander (enfin!) We’re going to need more wine de Gabirelle Union (là je n’ai pas peur pour mon anglais…). (désolé pour le roman, haha je vais faire moins les prochaines fois)

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C. Befoune
C. Befoune octobre 24, 2019 - 2:32

Tata Aza, tu as le droit d’écrire autant que tu veux et autant que tu peux. La section « Commentaires » est là pour ça. Pour ce qui est du travail de recherche je dirai que je consomme beaucoup de contenu, je dois l’avouer. Merci pour la recommandation de la chaine YouTube Women Of Impact : j’espère que la femme de Jay Shetty me convaincra bien mieux que son époux !

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Anna octobre 24, 2019 - 9:37

Je ne parle même plus ici looool. Bon, j’écris déjà les commentaires comme les groupieeees: « Befoune je t’aime ». Plus sérieusement, wesh quoi faut pas être fan du monde. Sur le changement de centres d’intérêt, moi je reviens au passé, histoire, géopolitique large, thrillers. Je suis toujours aussi fan, même si je veux découvrir aussi plus de choses sur la parentalité, et encore plus high sur le marketing. La leçon, on évolue et clairement en effet, il ne faut pas hésiter à changer tout en fonction de l’évolution en ce qui concerne le contenu qu’on consomme.

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C. Befoune
C. Befoune octobre 25, 2019 - 10:43

Mon shade a été découvert : mon coeur est brisé !

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Menadus novembre 1, 2019 - 10:08

« Un mentor, qu’il soit physique ou virtuel, doit pouvoir être quitté lorsqu’il n’apporte plus aucune valeur. » 👌👌👌 Lorsqu’il ne m’apporte plus aucune valeur, ou que nous ne partageons plus les mêmes valeurs.

« Outre le fait que leur message ne m’atteignait plus, j’en avais tiré tout ce qui m’était nécessaire. Aujourd’hui encore je fonctionne sur des leçons apprises de ces personnes sur Medium. Elles me serviront toute ma vie, sauf que je suis à un niveau au-delà des messages de motivation aujourd’hui. » Je pense que la vie est une succession d’étapes. Comme pour la croissance de l’être humain, nos préférences, appétences, besoins peuvent (doivent?) évoluer avec le temps.

Evidemment, il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain (j’apprécie quand tu dis qu’Oprah n’a pas perdu sa valeur), mais de capitaliser sur ce qu’on a appris de X ou Y, et d’être capable de passer à autre chose.

Certains de tes centres d’intérêt ont changé. Même sur le plan alimentaire, nous n’avons pas les mêmes besoins à 2 mois, 9 mois, 8 ans, 25 ans et 75 ans. Je pense que c’est la même chose avec les mentors.

Ton développement, ta croissance, la stature que tu atteins peut (doit?) te pousser à choisir d’autres personnes de référence, qui correspondent mieux à tes attentes / priorités du moment.
Quand tu t’élèves (que ce soit physiquement, mentalement, intellectuellement, matériellement), c’est normal que la distance entre toi et une personne que tu avais mise sur un piédestal se réduise verticalement (Horizontalement, la distance peut s’accroître si tu en te reconnais plus en cette personne comme c’est le cas avec Oprah). Je pense que c’est dans l’ordre des choses et que c’est même généralement une bonne chose.

« M’informer ne me permet pas seulement d’améliorer mon savoir et donc mes capacités. M’informer me permet également d’éviter de perdre du temps avec des beaux-parleurs. Lorsqu’un discours ne tient pas la route, je me barre direct, sans demander mon reste. » T’informer te permet de croître, et donc de remettre en question ce que tu savais déjà, l’importance que tu accordais à X ou Y, et à prendre des distances si nécessaire.

« Malgré le vide intersidéral de son discours, Jay Shetty est suivi par des millions de personnes.  » (Fous rires) Je dois chercher à savoir qui il est, me faire ma propre idée (Aller au delà du Su?), et ne pas le juger comme c’était le cas avec Khloé K. .

Merci cet article.

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C. Befoune
C. Befoune novembre 1, 2019 - 8:51

J’ai adoré ce commentaire. Mais vraiment. Je l’ai beaucoup aimé. J’espère qu’on aura un retour sur Jay Shetty. J’espere ne pas avoir été trop dure avec lui, bien que je pense absolument tout ce que j’ai dit.

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Menadus novembre 1, 2019 - 10:18

Un leader a vocation à croître, même si en le faisant, il doit parfois s’émanciper de ses mentors intellectuels. (Ce n’est pas une invitation au parricide intellectuel 😂😂😂)
Un bon leader est content quand il voit quelqu’un qui le prenait en modèle, commencer à lui porter la contradiction.
Les personnes qui nous inspirent ne sont pas parfaites, et ton article est également intéressant pour nous rappeler que nous ne devons pas les suivre les yeux fermés, en éteignant (éternellement) nos facultés de discernement, en éteignant notre esprit critique comme s’ils étaient des gourous.

Ce serait bien que plus de personnes aient le courage de prendre des distances avec des personnes qui ne les inspirent plus.

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C. Befoune
C. Befoune novembre 1, 2019 - 8:48

La peur est parfois très grande. Il est parfois difficile d’accepter qu’on a changé, et que ceux que nous regardions les yeux brillants ont une aura qui perd de sa splendeur à nos yeux. Mais lorsqu’on le fait une fois, les autres sont plus faciles.

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